Bon procédons par ordre et calmement.
Cher patron, je suis là pour bosser 8h par jour au SMIC. À ce tarif là ne me demandait pas de vous aimer ni d’être votre collaborateur. Je connais mon métier et je l’aime, ça oui ! Mais je déteste qu’on me prenne pour un con. Vous avez besoin de moi pour faire tourner votre petite entreprise et vous êtes patron parce que ça paye bien, pas par altruisme. Le jour où ça ne rapportera plus, vous partirez en laissant vos employés sur la paille, sans état d’âme. Ne me demandait donc pas, à moi, d’en avoir. C’est pour cela que je me syndiquerai, si vous voyez ce que je veux dire ? Vous allez sûrement me répondre que dans ces conditions je ne fais pas l’affaire. Et bien, je vous répondrai que j’apprécie votre franchise et surtout votre courage ! Car je ne sais pas ce qui me retient de vous mettre mon poing dans la gueule.

Heu… Je pense que je ne vais pas me retenir plus longtemps.

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